La raison d'être de ce Blog est l'audio d'auto et la passion musicale en générale alors l'éssentiel pour alimenter et faire vivre cet intérêt vous l'avez deviné ce sont nos oreilles. Voici
quelques conseils et statistiques question de bien comprendre comment pouvoir en profiter le plus longtemps possible.
Ce premier graphique représente les "courbes du vieillissement" de l’oreille, c’est à dire, des pertes de sensibilité de notre oreille avec l’âge.
Il faut savoir que si nous entendons toutes les fréquences comprises entre 20 et 20000 Hz à la naissance, nous perdons en moyenne 2000 Hz tous les 10 ans. Ainsi, nous pouvons espérer entendre
jusqu’à 18000 Hz à 10 ans, 16000 à 20 ans, 14000 à 30, etc… Inquiétant, non ? Cela se traduit par une perte plus ou moins importante de sensibilité dans ces fréquences aux âges indiqués.
Il faut savoir que notre cerveau s’accoutume de ces pertes de sensibilité et les compense partiellement, ce qui fait que globalement on ne réalise pas vraiment cette dégradation de l’audition mais
plus fréquemment une perte au niveau de l’intelligibilité de la parole, et ce en particulier dans les milieux bruyants (repas entre amis, d'affaires, locaux réverbérants, en présence de machines,
etc.)
On constate que cette perte de sensibilité atteint en particulier la partie haute du spectre audible (le haut médium). Ainsi, c’est en particulier la partie qui correspond à l’intelligibilité du
langage qui est atteinte. La partie “grave” reste indemne. Manque de chance, elle ne participe pratiquement pas à la communication verbale, et que partiellement à l’esthétique musicale.
FATIGUE AUDITIVE
Prendriez-vous le risque de regarder le soleil en face pendant 2 heures sans lunettes de protection spéciales, sachant que vous encourez le risque de terminer votre séance “aveugle” ? C’est
pourtant le risque que vous faites courir à vos oreilles en assistant à certains concerts de rock (1) ou à certaines raves parties...
Dans le cas du graphique suivant, la “Fatigue Auditive”, on a fait écouter à un panel représentatif un bruit blanc pendant 10 mn d’une pression acoustique de 110 dB.
Une minute après la suppression du bruit, on fait subir un premier audiogramme à l’ensemble du panel. Leurs moyennes ont donné la courbe notée : “1mn”.
On réalise un second audiogramme après 15 mn de repos, puis un troisième après une heure et ainsi de suite. Cela nous donne les courbes ci-dessous.
Il faut aussi différencier, d’une part la pression acoustique à laquelle on est exposé, et d’autre part, le temps pendant lequel on y est soumis.
Si une pression acoustique de 120 dB pendant 1 s ne laissera généralement aucune trace, une pression acoustique de 100 dB, (c’est à dire une pression acoustique 10 fois moins importante) pendant
une heure sera préjudiciable à une écoute fine le reste de la journée.
Constatation : Étrange ressemblance avec le graphique concernant le vieillissement de l’oreille !
Un ouvrier exposé au son d'un marteau piqueur, d'une meuleuse ou d'une scie à béton est exposé aux mêmes dangers, et il est toujours sidérant de les voir travailler sans protection (casques
antibruit).
Nombreux sont ceux qui pour des raisons de confort immédiat refusent de porter le casque sur les chantiers et qui, quelques mois ou quelques années après se retrouvent très gravement handicapés. Si
on les accoste, nous n'avons généralement pour réponse qu'un haussement d'épaules et pourtant, demain ils seront sourds s'ils ne le sont déjà. Menu
Sourd à 12 ans !
C’est entre autres le problème et le danger présenté par l'utilisation quotidienne du Walkman (Ipod, CD, MP3 ou autres).
J’ai un jour demandé à un de mes étudiants de me prêter son Walkman.
Sans retoucher le niveau de diffusion, j’ai mesuré à l’aide d’un sonomètre la pression acoustique au niveau d'une oreillette de son casque... 110 dB environ ! Je ne pouvais, vu son temps d’écoute
quotidien (de 1 à 3 heures), que l’encourager à aller rapidement consulter un ORL.
Chaque année, sur environ 30 étudiants, au moins 3 souffrent de sifflements d'oreilles ou d'acouphènes certainement irréversibles, généralement à la suite de soirées en boîtes, concerts ou en
discothèques.
Question : Pourquoi écoute-t-on aussi fort au walkman ? En partie pour compenser l'absence de vibrations abdominales générées par les graves que les basses les plus efficientes traduites par un
casque ne peuvent provoquer.
Il faut savoir qu'aujourd’hui tous les ensembles “Walkman + casque” mis sur le marché ne doivent pas pouvoir délivrer une pression acoustique supérieure à 100 dB. Ainsi, certaines musiques dont la
dynamique est inférieure à 3 dB (écart maximum entre les niveaux faibles et forts) permettront d’infliger à vos oreilles des heures durant des niveaux compris entre 97 et 100 dB ! Il suffit, pour
comprendre l’aberration d’une telle mesure, de connaître les courbes de la Fatigue Auditive qui sont justement obtenues par l’exposition d’un sujet pendant seulement 10 mn à un bruit blanc de 110
dB.
Il faut aussi savoir qu'aujourd'hui le métier d'ingénieur mastering est très à la mode. Son rôle ? Optimiser au-delà du possible le niveau d'enregistrement sur les supports audio (CD, MD, etc). Le
"scud" (disque CD) qui sonne le plus fort est le meilleur !
Enfin, il faut garder à l’esprit que rien n’interdit à l’acquéreur potentiel d’un Walkman de s’équiper d’un casque présentant une sensibilité supérieure, vendu séparément et lui permettant de
s’affranchir allègrement de l’illusoire protection de cette limite des 100 dB... Menu
RAP, Techno, Marteau piqueur, même combat.
La grande différence entre ces “musiques” et la musique classique ou de jazz réside dans le niveau de pression acoustique moyen de celles-ci. Si les pressions acoustiques maximales sont les mêmes
lors de l’audition de celles-ci, les premières ne bénéficient généralement que d’un écart de dynamique de 3 à moins de 3 dB quand certaines musiques de variétés, le jazz ou musiques dites
classiques ou savantes, présentent des écarts pouvant dépasser facilement les 25 dB.
Il est aisément compréhensible que pendant ces plages de “silence”, l’oreille peut se régénérer, ce qui n’est absolument pas le cas dans celui de musiques comme la Techno ou le RAP ou 2 heures
d’écoute “à donfe” représentent 2 heures d’écoute avec un pression acoustique oscillant entre 107 et 110 dB dans le meilleur des cas (!)...
Sifflements ou bourdonnements d’oreilles... Trop tard !
Afin de vous donner une idée aussi précise que possible des dangers que vous encourrez, vous devez savoir que toute personne qui, à la suite d’un concert bruyant a souffert de sifflements
d’oreilles ou de bourdonnements est une personne dont les qualités auditives ont été atteintes pour quelques heures ou définitivement.
Il faut savoir que lorsque l’on souffre de tels désagréments, il est déjà trop souvent trop tard, le mal est fait, et même si cela n’est pas immédiatement perceptible, c’est généralement
irrémédiable.
Dans un pareil cas, vous avez moins de 24 heures (limite extrême, 72 heures) pour trouver un ORL, spécialiste de ce genre d'accident, et vous faire traiter dans l'urgence. Après c'est trop tard
!
Nous ne mettrons jamais assez en garde les amateurs de musiques telles que le RAP et autres Techno-Musique ou Dance, ainsi que l’ensemble des professionnels de la sonorisation et autres
discothèques, mais aussi tous ceux qui gravitent autour de ces circuits (garçons, serveuses, techniciens, etc...) des dangers que représentent l’exposition prolongée à d’importantes pressions
sonores.
Les dégradations de l’audition se situent en particulier au niveau du haut médium et de l'aigu. Si une musique diffusée avec un perte dans les graves reste acceptablement audible, une musique
dépourvue du haut de son spectre s’avère rapidement pénible à l’écoute. Sensation d’écouter avec des bouchons, du coton dans les oreilles.
Ces atteintes se traduisent généralement par une perte de sensibilité centrée (un trou) entre 3000 et 4000 Hz (syndrome du chaudronnier), et chose surprenante, elle correspond à la zone dont dépend
en grande part l’intelligibilité de la parole ! Ce qui signifie en clair que si nous continuons à percevoir la partie grave de certains sons, nous aurons de plus en plus de mal à comprendre ce
qu’on nous dit et toute discussion deviendra rapidement pénible à cause de l’effort de décryptage que nous serons continuellement obligé de faire.
Cette atteinte provoque rapidement l’isolement involontaire de la personne qui peut être assez rapidement atteinte de paranoïa (tout ce qui est dit et qu'elle n'entend pas ou comprend mal, lui
semble systématiquement tourné contre elle)...
Être atteint de problèmes de surdité à partir de 60 ou 70 ans n’est sans doute pas envisageable de gaieté de cœur, mais bénéficier de l’audition de ces personnes alors qu’on a à peine 16 ou 20 ans
est simplement insupportable et inacceptable. C’est pourtant ce que vous risquez en vous exposant à certains bruits ou niveaux de pression sonore excessifs
Soyez conscient que même si être atteint de surdité est très grave, bien pire est de subir en permanence des acouphènes (bourdonnements, bruits, sifflements).
Imaginez que sans jamais profiter d'une minute de repos vous deviez endurer jour et nuit le bruit d'un torrent coulant dru auquel serait mélangé un sifflement très aigü...
Mais le pire reste à venir, bien trop nombreuses sont les personnes, qui, suite à une exposition intense et plus ou moins prolongée à de considérables niveaux de pression acoustique (généralement
lors de concerts, du déclenchement intempestif de certaines alarmes très bruyantes ou simplement, de l'explosion d'un pétard ou d'un coup de fusil) sont atteintes d'hyperacousie...
Hyperacousie ? Mais que cache donc ce mot compliqué ?
Imaginez que vous puissiez, à la suite d'un tel accident ou "incident" souffrir brutalement d'un hypersensibilité de l'oreille ! Etre contraint de porter un casque anti-bruit ou des bouchons
d'oreilles en permanence ? Que tout évènement sonore, quelque soit son intensité, soit synonyme de douleur ! Que le simple froissement d'une feuille de papier vous soit insupportable ? Que vous ne
puissiez plus supporter le bruit du ventilateur de votre ordinateur, d'un radiateur électrique soufflant, de votre chaine HI-FI même à très faible niveau ? Du son d'un robinet qui coule, d'une
porte qui se ferme sans devoir porter un casque anti-bruit ? Alors, faites-donc un tour et lisez les témoignages terrifiants que propose entre autres le site "'APTA"
Grave : 100 vibrations de l’air par seconde ou 100 Hz
Bas médium : 400 oscillation de l’air par seconde ou 400 Hz
Médium : 1000 périodes par seconde ou 1000 Hz
Haut Médium : 3000 Hz
Aigüs : 6000 Hz
Stridences : 10000 Hz
Exposition maximale quotidienne
90 dB : 8 heures
92 dB : 6 heures
95 dB : 4 heures
97 dB : 3 heures
100 dB : 2 heures
102 dB : 1 1/2 heures
105 dB : 1 heure
110 dB : 1/2 heure
115 dB : 1/4 heure ou moin
Tableau de correspondances
150 dB : décollage d’un avion à réaction
140 dB : coup de fusil
130 dB : concert rock ou marteau-piqueur
120 dB : répétition d’un groupe, discothèque
110 dB : casque d’écoute
100 dB : usine
90 dB : métro, motocyclette
80 dB : circulation dans une rue animée
70 dB : restaurant ou séchoir à cheveux
60 dB : conversation
30 dB : chuchotement
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